vendredi 13 avril 2018

L'oral au Bachibac, les clés du succés


Qu’est-ce que c’est?

Un texte de niveau B2 accompagné d’une photo et de questions guides qui pourront servir à orienter le propos de l’élève.

Déroulement :

20 minutes de préparation

20 minutes de passation :
- 5/10 minutes de monologue (en étant conscients que 5 minutes est une durée plutôt faible)
- 10/15 minutes de dialogue avec l’examinateur

Préparation :

1. Lire le texte attentivement.

2. Souligner les idées principales.

3. Au brouillon : organiser les idées clés et ajouter les connaissances personnelles

4. Faire son plan :
- Introduction : une phrase d’introduction (phrase accrocheuse)
                               présenter le texte (auteur, date, source, style...)
                               annoncer le thème
                               formuler la problématique
                               annoncer le plan
- Développement : structurer ses arguments (pas plus de 4)
                                     donner des exemples ou s’appuyer sur des expériences personnelles
- Conclusion : résumer ses arguments
                           répondre à la problématique
                           proposer une ouverture
Seules l'introduction et la conclusion peuvent être rédigées. Ne perdez pas de temps à tout écrire.

7 conseils pour bien réussir son oral :

1. Pendant l’année : lisez des articles d’actualité régulièrement et entraînez-vous avec vos camarades et votre professeur.

2. Faites un bon brouillon : non rédigé mais organisé. Assurez-vous que votre plan est équilibré.

3. Faites un exposé structuré : l’examinateur doit voir clairement le cheminement de votre pensée.Utilisez des connecteurs afin d’articuler correctement votre discours.

4. Rendez-le intéressant et singulier : utilisez des exemples, des expériences personnelles. Variez votre vocabulaire, expliquez ou reformuler si vous ne trouvez pas un mot. Revenez sur ce que vous dîtes si vous vous êtes trompés. Et surtout n’utilisez jamais d’autre langue que le français.

5. Adoptez une attitude positive : dissimulez votre stress, souriez. Le langage corporel est aussi important que les propos que vous tenez. Saluez poliment le jury, portez une tenue adéquate (évitez le combo short/tongs !), ne parlez pas trop vite et ne lisez pas, prenez le temps de respirer et surtout regardez le jury. Vous êtes ici pour communiquer vos idées.

6. Provoquez un échange dynamique lors du dialogue : il s’agit ici de démontrer votre capacité à improviser et à échanger avec une personne inconnue. Pendant la préparation n’hésitez pas à anticiper les questions des examinateurs et à mettre des arguments de côté. Ne vous contredisez jamais. N’hésitez pas à demander de répéter une question si vous n’avez pas compris.

7. Détendez-vous : la veille de l’examen, ne vous couchez pas tard. Faites une activité calme ou du sport qui vous détendra. Ce n’est pas la veille que vous allez aquérir plus de connaissances alors profitez-en pour passer un moment calme, pour vous-même.

Quelles sont les difficultés à prendre en compte?

Un oral est souvent synonyme de stress pour un élève et c’est une attitude tout à fait normale. Rappelez-vous que vous avez préparé cette épreuve pendant deux ans, vous avez écouté les conseils de votre professeur et que vous êtes prêts. Le jury n’est pas là pour vous piéger mais pour vous guider et vous aider dans votre analyse.

De plus, le hors-sujet est souvent le grand problème auquel doivent faire les élèves. Vous pouvez tomber sur un texte que vous ne comprenez pas totalement ou qui ne vous inspire pas. Lisez-le plusieurs fois et tirez-en les idées essentielles (d’où l’importance d’un bon brouillon). Vous ne devez pas comprendre tous les mots, il suffit d’être capable de comprendre le sens général du texte. Ne perdez pas de temps sur un mot.

Finalement, faites très attention à votre problématique. Si elle est trop fermée, vous risquez de vous retrouverez à court d’argument et votre présentation sera trop courte. Choississez une problématique large qui vous permette de donner différents arguments, d’analyser et de nuancer votre propos. Rappelez-vous également que 10 minutes de présentation ne signifie pas forcément une excellente présentation. Qualité avant quantité.

Vous trouverez de nombreuses vidéos sur internet pour vous aider, n'hésitez pas à les consulter.





mardi 10 avril 2018

Activité Commentaire de texte, une méthode à essayer


A l’heure de faire un commentaire de texte et surtout de répondre à des questions précises, j’ai remarqué que mes élèves éprouvaient certaines difficultés. Celles qui reviennent le plus souvent sont une incompréhension du texte, des répétitions et une mauvais utilisation des citations. La langue n’est ici, en tout cas pour mon groupe d’élèves, pas le soucis majeur.

En corrigeant le premier examen, j’ai donc décidé de leur fournir des pistes de travail afin de les amener, d’eux-mêmes, à réfléchir à la méthode adéquate à employer, à analyser leurs erreurs puis à rédiger de nouveau leurs réponses afin de correspondre aux critères définis.

Dans le document suivant, je vous invite donc à suivre la méthode que je propose et pourquoi pas à me conseiller.

lundi 9 avril 2018

L'importance de savoir lire les consignes

Savoir lire des consignes est un savoir-faire qui s’acquiert tout au long de sa vie. Comme toute compétence, si elle n’a pas été (bien) enseignée, il est difficile pour un élève de l’appliquer correctement. Très souvent l’élève ne sait pas travailler, il se précipite à peine la feuille sur sa table. On aura beau répéter constamment à nos étudiants qu’il faut lire les consignes avant de commencer un exercice, de faire un brouillon avant de rédiger au propre, certains se précipiteront toujours de peur de ne pas avoir le temps de finir l’exercice. Cependant précipitation est souvent synonyme d’erreurs.
Lorsque j’ai distribué cette fiche à mes élèves, leur première réaction fut de savoir si « ça compte comme une note ». Dans un système où il me semble que les notes sont plus importantes que les commentaires du professeur, il est essentiel de pouvoir faire évoluer la mentalité de l’élève. Pour les sortir de ce conditionnement mental, qu’ils s’imposent à eux-mêmes, j’ai décidé de réaliser cet exercice sans pression et sans limite de temps, en le présentant comme une simple activité de classe pour travailler la compréhension. Sur un groupe de 6 élèves, seuls deux ont suivi les instructions correctement. Il était intéressant d’observer leurs réactions et de voir les autres concentrés. Ces deux élèves ne sont pas les plus brillants mais sont ceux qui, en classe, prennent le temps de réfléchir avant d’intervenir. Deux autres se sont rendus compte de leur erreur en arrivant à la dernière question et les deux derniers n’ont absolument rien remarqué jusqu’à ce qu’on mette toutes les feuilles sur une même table.
Suite à cet exercice, s’en est suivie une discussion très enrichissante sur, tout d’abord, leurs réactions, les raisons de leur erreur ou non et leurs techniques. Il était important ensuite de passer à une seconde étape, qui était celle de se poser les bonnes questions. Qu’est-ce qu’une consigne ? Que faire lorsqu’on ne le comprend pas ?

A la fin de la session, et après avoir identifié les difficultés que peuvent engendrer des consignes, nous avons réussi à faire une liste commune de conseils indispensables à la bonne compréhension des instructions données dans un examen, et ce, quelque soit la matière.

Le commentaire de texte au Bachibac

La première épreuve de langue et littérature françaises n'est pas des plus simples. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les élèves buttent souvent sur la première activité, à savoir celle de compréhension. Il s'agit là de synthétiser ses idées et surtout de ne pas répéter le texte tel quel, ce que les élèves ont souvent tendance à faire.
Quant à la deuxième activité, j'ai remarqué, lorsque nous avons fait nos premiers commentaires, qu'ils avaient plutôt tendance à se focaliser sur le texte et éprouvaient donc des difficultés à répondre correctement aux questions. Dans cet exercice, l'élève doit être créatif mais précis, il s'agit de montrer sa capacité à réfléchir et surtout d'utiliser sa culture générale et son sens de l'analyse du monde. Les élèves les plus scolaires ne sont justement pas ceux qui réussissent le mieux cet exercice à cause justement de leur focalisation et enfermement sur le texte.

Pour cette épreuve, étant donné que les textes choisis doivent être des extraits du XIX, XX et XXIème siècle, j'ai choisi un extrait du premier chapitre d'Un Barrage contre le Pacifique afin de renforcer la compréhension du texte par mes élèves.

Commentaire de texte au Bachibac

dimanche 18 mars 2018

Réflexion sur le Portfolio de la Compétence Numérique Enseignant



Dans un monde où internet est devenu la source numéro un d’information pour la majorité de la population et surtout les jeunes, il est important pour un professeur de pouvoir démêler le vrai du faux et d’équiper ses élèves ainsi que lui-même des meilleurs outils possibles. Lorsque l’on entend au quotidien que beaucoup de nos élèves ne lisent plus pour s’informer et préfère consulter les réseaux sociaux afin de suivre l’actualité, il est essentiel de maîtriser le sujet en apprenant et en validant ses compétences à travers un portail officiel afin de pouvoir, à son tour, transmettre les compétences et connaissances nécessaires pour affronter un monde dans lequel l’information nous arrive en abondance.

Ne connaissant pas du tout le Portfolio de la Compétence Numérique Enseignant, il m’a fallu me renseigner afin d’en connaitre les tenants et aboutissants. Après quelques jours d’utilisation, il semble clair que ce portail offre à l’enseignement un moyen de se remettre en question, de se mettre à jour sur des questions numériques et surtout de faire une réflexion sur l’utilisation des sources numériques, désormais omniprésentes dans notre quotidien. Dans un monde en constant changement, il est important pour le professeur d’être à jour, de ne pas se sentir dépasser par la technologie et de pouvoir évaluer, non seulement ses compétences dans sa matière, mais également ses compétences numériques. Venant d’une génération qui a connu à la fois la recherche papier, les heures passées à la bibliothèque afin de rendre un essai ou un mémoire, et l’ère de la suprématie et de la facilité offerte par internet, il me semble plus facile de pouvoir prendre du recul quant à mon utilisation et celle de mes élèves.

Chacun vit internet à son rythme et je fais partie des personnes qui ont eu la chance de grandir dans un environnement qui m’a toujours sensibilisé aux dangers d’internet ainsi qu’à ses bénéfices. Venant d’une famille très portée sur les nouvelles technologies, je suis plutôt confiante quant à mes compétences et mes connaissances dans le domaine numérique. C’est pourquoi je pense, qu’il est important de pouvoir les évaluer et les analyser grâce à ce portail. J’espère pouvoir, à travers les différentes phases, acquérir de nouvelles compétences, approfondir celles que j’ai déjà et pourquoi pas revoir la manière de les utiliser.

Un enseignant n'est pas seulement une personne qui doit maîtriser sa matière mais on lui demande également de démontrer ses compétences dans beaucoup d'autres domaines, alors pourquoi les reconnaître officiellement?

mercredi 7 mars 2018

Le bilinguisme vu par un bilingue

Interview de Francois Grosjean, professeur émérite en Psycholinguisme à l’Université de Neuchâtel.


Cette dernière activité avait pour but de nous faire réfléchir sur les idées préconçues que l'on peut avoir sur le bilingusime et de nous amener à penser à la place des deux langues dans les Bachibac. En voici mes conclusions.


Quel  autre titre pourrait-on choisir pour l’ensemble de la vidéo?

Le bilinguisme entre mythe et réalité.

Quelles seraient les principales légendes concernant le bilinguisme? Citez-en deux. 

Selon les propos et le point de vue que nous offre François Grosjean le bilinguisme, contrairement à l’idée reçue, n’est pas rare du tout dans notre société. En effet, plus de la moitié de la population mondiale manie deux langues régulièrement.
Dans un deuxième temps, il existait et existe toujours un préjugé sur l’apprentissage de deux langues chez l’enfant selon lequel il retardait le développement cognitif de ce dernier. Selon des études, il en en tout autre, il est prouvé qu’un enfant saura tirer avantage de la situation et se développera plus rapidement dans certains cas.

Quelle approche F. Grosjean propose-t-il pour aborder la question des langues dans la famille?

Pour François Grosjean, l’approche proposée « une personne, une langue » n’est pas la plus idoine car dans tous les cas, une langue prendra l’ascendant sur l’autre. L’opposé de cette théorie, il propose « une langue à la maison, une langue à l’extérieur », la langue à la maison étant la langue minoritaire.

Quels sont les effets du bilinguisme? Y-a-t-il un rapport entre le  bilinguisme “noble” et les répercussions positives dont parle F. Grosjean?   Les répercussions positives du bilinguisme se limitent-elles à l’enfance?

Grâce à des études récentes, il est prouvé que le bilinguisme développe les capacités cognitives d’une personne d’une manière extraordinaire. Non seulement depuis la petite enfance mais aussi chez les personnes plus âgées. Ces effets positifs sur le cerveau perdurent dans le temps, notamment par un effet de ralentissement de certaines maladies comme la démence qui se déclenche plus tardivement chez la personne bilingue et cela dans toutes les langues (langues dite nobles comme le français ou non comme le breton ou l’arabe).

Dans quel sens les constats formulés par F. Grosjean sur les bilingues et le bilinguisme peuvent-ils s’appliquer aux élèves de Bachibac? 

A l’heure de mettre en perspective les propos tenus par Français Grosjean sur le bilinguisme et la place des langues en Bachibac, je ferai deux constats. Premièrement, comme l’a dit Grosjean, il ne s’agit pas d’atteindre une maîtrise parfaite de la langue française telle qu’on la conçoit lorsqu’on parle de bilinguisme mais il s’agit plutôt d’accompagner les élèves dans un perfectionnement de leur seconde langue afin d’atteindre un niveau B2 suffisant pour leur permettre d’exprimer clairement leurs idées et les ouvrir sur une autre culture. Deuxièmement, lorsque nous parlons de capacités cognitives telles que les décrit Grosjean, il est évident que nos élèves vont bénéficier pendant deux années d’un programme spécifique qui leur permettra de stimuler leur cerveau, en faisant constamment des allers-retours entre le français et l’espagnol que ce soit au niveau de la langue ou au niveau de la culture. La stimulation peut, dans ce cas, difficilement être plus importante.

Projet interdisciplinaire

Ce travail a pour but d'associer deux matières différentes et complémentaires afin de mettre en perspective les œuvres de deux auteurs francophones au programme, à savoir:
- Marguerite Duras et "Un barrage contre le Pacifique"
- Tahar Ben Jelloun et "L'enfant de sable"

Ce projet est centré sur la colonisation vue par ces auteurs ainsi que son influence dans leurs vies et leurs romans.
Il sera adressé à des élèves en fin de première année de Bachibac ou au premier trimestre de la seconde année.

Projet interdisciplinaire